Pour en finir avec la dépendance au pétrole!

Les 16, 17 et 18 novembre, le conseil central a participé au premier Forum québécois sur l’énergie. Ce forum concluait la démarche des Rendez-vous de l’énergie, une série d’événements initiés par le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement. Les objectifs de l’ensemble de la démarche visaient à mobiliser et à consulter la population de toutes les régions du Québec au sujet de notre dépendance au pétrole et de dégager une vision commune sur notre avenir énergétique. La CSN était un des partenaires de l’événement. On a d’ailleurs pu remarquer une forte présence des conseils centraux qui, pour la plupart, sont membres du conseil régional de leur région.

Les réserves de pétrole s’amenuisent à un point tel que plusieurs estiment qu’elles seront asséchées d’ici 2050. Parallèlement, la demande mondiale pour cette ressource épuisable ne cesse de croître. Au Québec, le pétrole représente environ 40% de l’énergie consommée. Les enjeux qui gravitent autour de la dépendance au pétrole sont fort complexes et la variété des sujets abordés lors du forum l’a bien reflété. Il a été bien sûr question d’efficacité énergétique puisqu’une des clés pour réduire cette dépendance est de diminuer notre consommation. En ce sens, plusieurs conférences ont porté sur l’aménagement du territoire, la densification des milieux de vie et le transport collectif. On y a également exploré diverses formes d’énergies alternatives et examiné les obstacles et les conditions de succès. Le tout s’est terminé par la signature d’une déclaration que nous vous invitons à consulter : CLIQUEZ ICI. Bref, un premier forum « énergisant » mais certainement pas la dernière initiative du genre. La réflexion collective n’est pas terminée et l’ensemble des acteurs de la société doit y participer. Il en va de notre avenir!

 

Dominique Daigneault
Secrétaire générale

 

Une consultation publique sur l’agriculture urbaine à Montréal

17 novembre 2011 – Plus de 25 000 personnes ont signé la pétition réclamant la tenue d’une consultation publique sur l’état de l’agriculture urbaine à Montréal. Cette pétition a été lancée le 16 août par le Groupe de travail en agriculture urbaine (GTAU) et a suscité un intérêt marqué auprès de milliers de Montréalaises et de Montréalais. Une cinquantaine d’organisations, dont le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN, ont participé à la campagne de signatures manuscrites. Il faut souhaiter que la Ville de Montréal mandate rapidement l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) afin qu’elle organise une vaste consultation publique sur cette forme d’agriculture. Afin qu’une telle consultation ait lieu, 15 000 signatures étaient nécessaires. L’engouement démontré par la population montréalaise atteste de sa réelle volonté qu’une véritable place soit donnée à l’agriculture urbaine.

Agriculture urbaine

L’agriculture en milieu urbain contribue à verdir la métropole, à lutter contre les îlots de chaleur et à augmenter la biodiversité en ville. Cette agriculture, qui peut prendre notamment la forme de jardins collectifs ou communautaires, de potagers sur les toits ou dans les cours d’école, permet de lutter en faveur de la sécurité alimentaire, assure des lieux de socialisation et d’éducation, et bien sûr, améliore la qualité de l’environnement de façon générale.

On souhaite qu’elle soit intégrée dans le plan d’aménagement de la Ville de Montréal et que celle-ci favorise et facilite le développement de projets en permettant, notamment, l’utilisation d’espaces publics.

 

Emmanuelle Proulx
Conseillère syndicale à l’information
514 598-2012

Pour un aménagement et un développement durables du grand Montréal

Déclaration pour un PMAD bonifié et adopté rapidement

3 novembre 2011 - Plus d’une vingtaine d’organisations et d’experts interpellés par les enjeux de l’aménagement durable de la métropole ont rendu publique aujourd’hui une déclaration conjointe concernant le Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD).

Alors que la CMM est dans le dernier droit pour finaliser et adopter ce document fondateur d’une vision commune du développement du territoire métropolitain, les signataires tiennent ainsi à rappeler à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et au gouvernement l’importance d’adopter le PMAD dans les délais prescrits par la loi (31 décembre 2011).

« Nous tenons à assurer la CMM et le gouvernement de notre appui dans cette entreprise, tout en les encourageant à faire les dernières bonifications qui permettront au PMAD de freiner l’étalement urbain », expose Karel Mayrand. Le directeur général de la Fondation David Suzuki pour le Québec rappelle qu’ « une grande majorité d’intervenants aux consultations sur le PMAD ont appuyé la création d’une ceinture verte dans le Grand Montréal. Alors que la région perd à chaque année près de 2% de ses boisés, milieux humides et prairies, la création d’une ceinture verte permettrait de renverser cette triste tendance et de renforcer l’attractivité et la qualité de vie dans le Grand Montréal ».

Les signataires estiment que le PMAD doit être conçu dans une véritable perspective métropolitaine et se garder d’ouvrir la porte à des compromissions qui, municipalité par municipalité, réduiraient la portée concrète de ses orientations.

« Le PMAD doit geler le périmètre métropolitain d’urbanisation et prévoir un moratoire sur le dézonage du territoire agricole jusqu’en 2031 », demande Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint d’Équiterre. « Nous saluons d’ailleurs la vision du gouvernement sur l’utilisation du territoire, qui montre quelle importance il attache à cet enjeu. » L’avis gouvernemental sur le PMAD enjoint notamment la CMM de « ne pas faire référence à la période transitoire d'au plus cinq ans ainsi qu'au concept de point de rupture et de s'en tenir à son territoire métropolitain défini ».

Luc Rabouin, directeur général du Centre d’écologie urbaine de Montréal, rappelle que « le PMAD nous offre une occasion unique d’opérer un virage vers un réel développement durable de la région. Pour ce faire, nous devons rompre avec un modèle de développement qui encourage l’étalement urbain car celui-ci entraîne des pressions démesurées sur les finances publiques, les milieux naturels et la santé de la population ».

Pour André Bourrassa, « le grand Montréal a beaucoup de retard à rattraper en matière d’aménagement et de mobilité durables. Au fil des dernières décennies, les projets d’aménagement ont grugé des terres agricoles, des écosystèmes et des paysages naturels, et ce, toujours plus loin. Le président de l’Ordre des architectes du Québec rappelle que « tout difficile que soit le virage, si nous ne le prenons pas, c’est le mur! ».

Pour opérer ce virage, la directrice générale du Conseil régional de l’environnement de Montréal, Coralie Deny, estime que « le PMAD doit être renforcé par l’augmentation des seuils de densité fixés, aussi bien en zone « TOD » (transit oriented development, soit aménagement axé sur le transport en commun) qu’hors zone TOD, et cela, partout sur le territoire. Il faut aussi augmenter à 60% la part de nouveaux ménages dirigés vers les zones TOD, seule manière de renforcer le transport collectif en rendant la population moins dépendante de l’auto ».

Le directeur général de Nature Québec, Christian Simard, affirme que « c’est à l’État de faire part de sa vision de développement globale, de ses orientations et de ses attentes pour corriger des situations négatives qui perdurent malgré les processus de planification en place ». Pour lui, « un PMAD bonifié selon l’avis gouvernemental contribuera grandement au renversement des tendances ».

Liste des 23 signataires :

  • Éric Notebaert, Association canadienne des médecins pour l'environnement
  • Lucie Thibodeau, Association pour la santé publique du Québec
  • Luc Rabouin, Centre d'écologie urbaine de Montréal
  • Nathalie Fortin, Coalition montréalaise des Tables de quartier
  • Gaétan Châteauneuf, Conseil central du Montréal métropolitain-CSN
  • Guy Garand, Conseil régional de l'environnement de Laval
  • Coralie Deny, Conseil régional de l'environnement de Montréal
  • Danielle Casara, Conseil régional FTQ Montréal métropolitain
  • David Hanna, Département d'études urbaines et touristiques, UQÀM
  • Raphaël Fischler, École d’urbanisme, Université McGill
  • Steven Guilbeault, Équiterre
  • Denis Plante, Fédération des coopératives d'habitation intermunicipale du Montréal métropolitain
  • Karel Mayrand, Fondation David Suzuki
  • François Saillant, Front d'action populaire en réaménagement urbain
  • Pierre Brisset  , Groupe de recherche urbaine Hochelaga-Maisonneuve
  • Gérard Beaudet, Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal
  • Marie-Odile Trépanier, Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal
  • Dimitri Roussopoulos, Institut de politiques alternatives de Montréal
  • Christian Simard, Nature Québec
  • André Bourassa, Ordre des architectes du Québec
  • Christian Lacasse, Union des producteurs agricoles
  • Suzanne Lareau, Vélo Québec
  • Alexandre Turgeon, Vivre en Ville

 

Renseignements :

Philippe Cousineau Morin
Vivre en Ville
philippe.cousineaumorin@vivreenville.org
Cell.: 514 799-1906

 

Promouvoir l’agriculture en ville

Afin d’inciter la Ville de Montréal à tenir une consultation publique sur les enjeux et les défis que pose l’agriculture urbaine, des groupes sensibles aux questions environnementales invitent la population à signer une pétition d’ici le 8 novembre 2011. Pour que cette consultation ait lieu, 15 000 signatures sont nécessaires et seules les copies papier seront considérées valides.
 
Selon le groupe de travail en agriculture urbaine (GTAU), initiateur de la démarche, l’agriculture en milieu urbain contribue à verdir la métropole, à lutter contre les îlots de chaleur et à augmenter la biodiversité en ville. Cette agriculture, qui peut prendre la forme de jardins collectifs ou communautaires, de potagers sur les toits ou dans les cours d’école, etc., permet de lutter en faveur de la sécurité alimentaire, assure des lieux de socialisation et d’éducation, et bien sûr, améliore la qualité de l’environnement de façon générale.
 
Afin de donner une véritable place à l’agriculture urbaine, il est souhaité qu’elle soit intégrée dans le plan d’aménagement de la Ville de Montréal et que celle-ci favorise et facilite le développement de projets en permettant, notamment, l’utilisation d’espaces publics.
 

Pour obtenir une copie papier de la pétition et la faire signer par vos membres, contactez le conseil central au 514 598-2021 ou téléchargez la pétition.

Prochaine réunion

Le jeudi 14 juin 2012
À 17 h 30
À la salle R-43

 

 

Responsables

Politique : Dominique Daigneault
Conseil syndical : Patrice Benoit
Conseillère syndicale : Emmanuelle Proulx

Plan de travail

Pour connaître le plan de travail du comité environnement et développement durable cliquez ici.