Du sérieux à la table de négociation, svp!

14 décembre 2011 – Plus d’une centaine de personnes ont manifesté ce midi devant le Couche-Tard de Saint-Liboire, en Montérégie, afin d’appuyer la négociation des 32 salarié-es du dépanneur. Le syndicat des travailleuses et travailleurs est actuellement en négociation afin d’obtenir un premier contrat de travail avec leur employeur, le Groupe Couche-Tard. Hier, des manifestations ont eu lieu devant plusieurs dépanneurs Couche-Tard au Québec.

Le Couche-Tard Saint-Liboire en négociation

Trois séances de négociation sont prévues cette semaine entre le syndicat de Saint-Liboire et la direction de Couche-Tard. Les demandes syndicales sont élémentaires : quatre jours de maladie par année, un bouton de panique en cas de vol à main armée, un suivi psychologique pour les victimes d'agression armée, des règles objectives pour les octrois de poste ainsi que les choix d'horaire et de vacances, le respect des normes du travail et des lois sur la santé et la sécurité et, finalement, une échelle salariale menant à un taux horaire d'environ 12,50 $ l'heure, après quatre ans.

« Tout le monde devrait avoir de bonnes conditions de travail. On ne peut pas utiliser le prétexte que les emplois dans les dépanneurs Couche-Tard sont des emplois de passage pour sous-payer les employés », a lancé Véronique De Sève, du comité exécutif du conseil central. « La direction de Couche-Tard utilise l’argument de la rentabilité pour fermer des établissements syndiqués, mais nous ne sommes pas dupes. C’est en raison de la syndicalisation. Les employé-es des Couche-Tard méritent d’obtenir leur juste part. C’est en grande partie grâce à leur travail si cette entreprise a réussi à s’établir aussi solidement au Québec », a-t-elle insisté.

La compagnie a déclaré un bénéfice net de plus de 370 millions$ cette année et le PDG de Couche-Tard, Alain Bouchard, a vu son salaire augmenter de 58 % pour s’établir à 3,3 millions$ par année.

 

Emmanuelle Proulx
Conseillère syndicale à l’information
514 598-2012

Deuxième journée de moyens de pression dans les CPE

1er décembre 2011 – Les travailleuses des CPE de Montréal et Laval ont tenu une deuxième journée de moyens de pression, hier matin, le 30 novembre. Elles ont érigé des piquets de grève symboliques et distribué des feuillets d’information aux parents afin de les informer de leur situation. Ces travailleuses sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2010 et souhaitent obtenir une convention collective rapidement. Si les pourparlers tant au niveau national que régional n’avancent pas, elles tiendront une grève générale le 7 décembre.

Hier, le comité de négociation qui représente les travailleuses a rencontré le ministère de la Famille et des Aînés afin de lui proposer un blitz de négociation pour l’ensemble des régions. Si cette proposition est entérinée par le ministère et que ce dernier est en mesure d’assurer que les négociations auront lieu partout au Québec, la grève sera suspendue. Le comité de négociation est toujours en attente d’un retour du ministère là-dessus.

Selon Éric Mondou, président du Syndicat des travailleuses (eurs) des CPE de Montréal et Laval–CSN, il est temps qu’on négocie sérieusement aux tables de négociation. « Les travailleuses des CPE font un travail professionnel auprès des enfants quotidiennement et elles sont en droit de s’attendre à plus de respect et de reconnaissance ».

 

Emmanuelle Proulx
Conseillère syndicale à l’information
514 598-2012

Les CPE au Québec : en grève bientôt

22 novembre 2011 – Les éducatrices des CPE des régions de Montréal et Laval ont érigé des piquets de grève symboliques ce matin afin de démontrer leur exaspération devant la lenteur des négociations régionales et nationales. Les travailleuses de plus d’une centaine de centres à la petite enfance ont fait du piquetage devant leur établissement de 7h et 9h30 et ont distribué une lettre aux parents afin de les informer de leur situation. L’objectif de ce moyen de pression : envoyer un message clair aux employeurs afin que le rythme des négociations s’accentue.

Devant l’impasse qui caractérise les négociations, les déléguées de l’ensemble des CPE du Québec ont décidé, lors de leur instance la semaine dernière, d’enclencher les moyens de pression, qui incluent une banque de cinq jours de grève. Ce matin, les moyens de pression ont été entrepris à Montréal et à Laval, mais le 30 novembre prochain, c’est l’ensemble des éducatrices du Québec membres de syndicats CSN qui débraieront de façon symbolique. Si ces actions n’arrivent pas à convaincre les employeurs de la détermination des travailleuses, la grève sera déclenchée dans la semaine du 5 décembre.

Il faut préciser que les négociations s’effectuent à deux paliers : au niveau national, on traite  notamment des questions relatives aux salaires, aux avantages sociaux, à l’assurance collective, au régime de retraite et à la place des éducatrices sur les conseils d’administration. À cette table de négociation siègent le comité de négociation nationale de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS –CSN), des représentants du ministère de la Famille et des Aînés et l’Association québécoise des CPE (AQCPE), un regroupement provincial d’employeurs. 

Au niveau régional à Montréal et à Laval, on retrouve l’Association patronale des CPE (APCPE), qui représente plus de 50 centres de la petite enfance, 24 CPE non membres de l’APCPE et une table de quatre CPE qui négocient localement le renouvellement de la convention sur les sujets locaux, notamment la gestion participative et le rôle de l’équipe de travail, les clauses normatives et les horaires de travail.

Aux deux paliers de négociation, les pourparlers avancent à pas de tortue. Les éducatrices souhaitent un règlement de leur convention pour Noël et sont prêtes à mettre en application leur mandat de cinq jours de grève s’il le faut. 

Sans convention collective depuis le 31 mars 2010, les négociations ont été amorcées le 15 mars 2011.

Le Syndicat des travailleuses (eurs) des CPE de Montréal et Laval (STCPEML–CSN) est le syndicat régional le plus important dans le secteur des centres de la petite enfance (CPE) au Québec. Il représente 2200 travailleuses et travailleurs provenant de 115 CPE à Montréal et Laval. Il est affilié à la FSSS–CSN. 

 

Emmanuelle Proulx
Conseillère syndicale à l’information
514 598-2012

Un cimetière, coin D’Iberville – Jean-Talon

Les salarié-es de Couche-Tard lancent un dernier au revoir à leur clientèle

31 octobre 2011 - Ce lundi soir, le dépanneur situé au coin des rues D'Iberville et Jean-Talon est transformé en cimetière par les salarié-es de Couche-Tard de Montréal, congédiés pour s'être syndiqués. Ils profitent de l'Halloween pour saluer leurs clients une dernière fois. 

 L'idée vient des employé-es, qui avaient l'habitude d'offrir des bonbons - à leurs frais - aux enfants du quartier. « Nous tenions à dire au revoir à nos clients de la bonne manière. Pouvoir leur dire que nous nous sommes syndiqué-es pour changer nos conditions de travail tout en gardant le meilleur, soit ce contact quotidien avec eux que nous apprécions » explique le président du syndicat, Luis Donis. Ces derniers jours, les employé-es ont livré des milliers d'invitations aux résidants des alentours.

Les ex-employés ont pris possession du terrain vers 16 h. Ils y ont installé une fresque de 30 pieds de long sur la devanture du magasin. Ils y resteront jusqu'à environ 20 h 30. Dans un tract distribué aux visiteurs, les salarié-es invitent les clients à se plaindre de la fermeture sauvage de leur dépanneur auprès du service à la clientèle de l'entreprise au : 1 888 999 9301.

« L'Halloween, c'est l'occasion de montrer le côté vampire de Couche-Tard. Une entreprise qui s'est nourrie du travail de ses 5000 salarié-es québécois pour bâtir un empire engendrant aujourd'hui des bénéfices annuels de 370 millions net, après impôts. Elle refuse de leur renvoyer quoi que ce soit en retour et elle se fout de sa clientèle aussi », souligne le vice-président de la CSN, Jean Lacharité qui note que l'entreprise n'a pas daigné faire quoi que ce soit pour remercier ses fidèles clients des dépanneurs qu'elle a sauvagement fermés.

Pour sa part, le vice-président de la Fédération du commerce, David Bergeron-Cyr croit qu'il est grand temps que Couche-Tard se réveille et revienne dans le monde des vivants. « Pour Couche-Tard, on dirait que c'est du " zombies-ness as usual ". Ils n'ont pas encore compris que les gens se syndiquent parce que c'est leur droit d'améliorer leur sort. Il faut croire que ces dirigeants ne vivent pas dans notre monde, sinon comment pourraient-ils rester impassibles devant des salarié-es qui réclament un milieu de travail plus sécuritaire et quelques journées de maladie ? » 

Dépanneur maudit

Le dépanneur, situé au coin des rues D'Iberville et Jean-Talon, est un endroit maudit depuis le15 septembre, date à laquelle Couche-Tard l'a fermé sauvagement ne laissant que deux minutes aux salarié-es pour quitter l'établissement, sans autre préavis. Les salarié-es de Couche-Tard et la CSN entendent hanter l'entreprise tant qu'elle ne modifiera pas ses pratiques et qu'elle n'acceptera pas de reconnaître le droit fondamental de ses salarié-es de se syndiquer et de négocier leurs conditions de travail.

Les salarié-es de deux dépanneurs Couche-Tard situés en Montérégie négocient actuellement une première convention collective. Il s'agit des dépanneurs de Saint-Liboire, situé à la sortie 145 de l'autoroute 20, et de Longueuil, arrondissement Saint-Hubert, sis au 1400 boul. Édouard. Parmi leurs revendications, notons :

• quatre journées de maladie ;
• un bouton de panique en cas de vol à main armée ;
• un suivi psychologique pour les victimes d'agression armée ;
• des règles objectives pour les octrois de poste et les choix d'horaire et de vacances ;
• le respect des normes du travail et des lois sur la santé et la sécurité ;
• une échelle salariale menant à un taux horaire d'environ 12,50 $ l'heure, pour les préposé-es.

 

Tous les salarié-es de Couche-Tard ont le droit de se syndiquer. Pour ce faire, ils peuvent appeler, en toute confidentialité, au : 1 800 947-6177.

Les salarié-es syndiqués de Couche-Tard sont affiliés à la Fédération du commerce de la CSN. Celle-ci est l'une des huit fédérations composant la Confédération des syndicats nationaux. La CSN représente 300 000 travailleuses et travailleurs au Québec, dans tous les secteurs d'activité.

  

Renseignements: Jean-Pierre Larche, Communications CSN (514) 605-0757





Fin du conflit du casse-croûte privé au CHU Sainte-Justine

Les syndiqué-es CSN satisfaits

30 septembre 2011 - Déclenchée le 6 septembre 2011, la grève des 35 salarié-es du casse-croûte privé au CHU Sainte-Justine, géré par le Groupe Compass, aura porté ses fruits. Tous les reculs patronaux inacceptables exigés au départ par la multinationale ont été évités. Et les travailleuses et les travailleurs obtiennent des augmentations de salaires satisfaisantes. En assemblée générale, le vendredi 23 septembre, ils ont entériné à l'unanimité l'entente de principe intervenue plus tôt cette semaine.

D'une durée de quatre ans, la convention collective prévoit des augmentations de 2 % pour les années 2010 et 2011 et de 2,5 % pour 2012 et 2013. Par ailleurs, le syndicat a su faire barrage à la volonté patronale de faire reculer les conditions de travail, notamment en ce qui a trait aux définitions de postes, aux journées de maladie, au coût des repas pour les employé-es et à la clause d'indexation des salaires.

Pour le président du Syndicat national des employé-es du CHU Sainte-Justine, Gilles Charrois, qui représente également quelque 1950 employé-es du secteur public dans l'hôpital, plusieurs facteurs expliquent le succès de cette négociation. « D'abord, le travail effectué au quotidien par ces salarié-es est nécessaire et précieux. Tout le monde était bien conscient que le conflit devait trouver une issue. Je dois saluer la détermination de ces 35 salarié-es pour qui il n'a jamais été question de plier l'échine. Je remercie aussi tous les 4000 employé-es de l'hôpital pour leur solidarité durant ce conflit. Pour la plupart, les patients de l'hôpital et leurs familles se sont montrés compréhensifs. Enfin, le soutien de la FSSS, du conseil central et de la CSN, et de leurs conseillers syndicaux, qui en ont vu d'autres, a aussi été déterminant. »

Travail décent
Ces travailleuses et travailleurs, syndiqués depuis plus de 40 ans, pourront donc continuer de miser sur une des meilleures conventions collectives du secteur de la restauration privée dans les établissements publics. En effet, malheureusement, dans bien des établissements, les conditions de travail dans ce type de casse-croûte, gérés par des multinationales, sont déplorables.

« À l'approche de la Journée mondiale d'action pour le travail décent, le 7 octobre, il faut souligner la détermination de celles et ceux qui décident de se tenir debout, même lorsqu'ils forment un tout petit groupe face à une multinationale, pour défendre un principe fondamental comme le droit à des conditions de travail décentes. C'est dans cet esprit d'ailleurs que nous avons pris part, la semaine dernière, à une manifestation d'appui aux travailleuses et aux travailleurs de Couche-Tard. Nous avons le devoir de nous serrer les coudes pour défendre la justice et l'équité », d'expliquer le président du syndicat, Gilles Charrois, qui souligne que tout a été mis en œuvre durant le conflit pour minimiser les impacts négatifs pour les enfants hospitalisés dans l'établissement et leur famille.

Les salarié-es sont de retour au travail depuis samedi matin, 24 septembre. La nouvelle convention collective doit être signée le 14 octobre.

Les salarié-es du casse-croûte forment une section au sein du Syndicat national des employé-es du CHU Sainte-Justine. Le syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain ainsi qu'à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Quelque 300 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d'activité sont membres de syndicats affiliés à la CSN.

Jean-Pierre Larche , Information-CSN (514) 605-0757





Coach Canada

Entente de principe ratifiée à 86 %

Les travailleurs de Coach Canada, à Montréal, ont ratifié dans une proportion de 86 % l'entente de principe intervenue le 2 septembre. Le vote secret, qui avait débuté en matinée, a pris fin hier soir.
Lire la suite >>>