Décision désastreuse de Transcontinental Media

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Un an de grève chez Mapei

8 mai 2013 - Rassemblement ce midi devant l’usine de fabrication de céramique Mapei pour souligner un an de grève des syndiqués CSN. Les travailleurs viennent de clore leur 52e semaine de grève et malgré l’intransigeance de la direction de Mapei, ils demeurent solidaires et convaincus de la justesse de leur lutte.

Photos : Hélène Gauthier, CCMM-CSN





Manif devant des commissions scolaires

7 mai 2013 – Ce midi, des travailleuses et des travailleurs du STT des autobus Auger métropolitain-CSN, du STT de transport scolaire Gérald Séguin-CSN et du STT de Transco-CSN ont manifesté devant les bureaux des commissions scolaires Marguerite-Bourgeoys et Lester B. Pearson pour dénoncer des clauses de contrats qui les privent de leur droit à négocier librement leur convention collective.

« Quand les transporteurs signent un contrat avec une commission scolaire, on y retrouve des clauses qui imposent qu'une convention collective soit en vigueur pour toute la durée du contrat. Ce faisant, quand les contrats arrivent à échéance et qu'aucune convention collective n'est encore signée, la commission scolaire peut prendre ces contrats et les envoyer en soumission, ce qui menace les emplois des conductrices et des conducteurs des autobus sur ces routes. Les travailleuses et les travailleurs qui sont ici aujourd'hui vivent cette menace parce que les commissions scolaires Lester B. Pearson et Marguerite-Bourgeoys ont inclus ces clauses dans les contrats qui les lient aux transporteurs scolaires », de préciser Yvon Godin, vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics-CSN.

Selon les contrats actuellement en vigueur, les 27 et 30 mai représentent deux dates de fin de contrats qui marquent le début de l'envoi possible d'environ 335 appels d'offres liés à autant de routes. Pour les travailleuses et les travailleurs membres des trois syndicats qui manifestent aujourd'hui, ce sont autant d'emplois qu'eux, ou que leurs collègues de travail, peuvent concrètement perdre du jour au lendemain.

« Ces clauses contractuelles nous obligent à rouvrir notre convention collective alors qu'elle est toujours en vigueur, en plus de nous priver de notre droit de grève en cas d'impasse avec l'employeur. C'est comme nous forcer à négocier avec un couteau sur la gorge », de déclarer Monique Davis, présidente du STT de Transco-CSN.

« Le Conseil central du Montréal métropolitain appuie sans réserve la revendication qui vise à retirer ces clauses des contrats entre les transporteurs et les commissions scolaires. Pour nous, il demeure inacceptable qu'une institution publique impose indirectement de telles conditions à des salarié-es », de souligner Francis Lagacé, vice-président du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN.

Rencontre demandée avec la ministre

De concert avec la FEESP-CSN, les trois syndicats présents demandent une rencontre avec la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), Marie Malavoy, afin de lui faire part de leur problématique. « Ces clauses font intervenir une tierce partie dans le processus normal de négociation et nous allons combattre celles-ci jusqu'à ce qu'elles soient retirées des contrats », de conclure monsieur Godin.

Le STT des autobus Auger métropolitain-CSN, le STT de transport scolaire Gérald Séguin-CSN et le STT de Transco-CSN sont tous membres du Secteur transport scolaire qui regroupe environ 3000 salarié-es membres de la Fédération des employées et employés de services publics-CSN. Celle-ci compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 travailleuses et travailleurs dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN regroupe plus de 94 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de 400 syndicats dans les régions de Montréal, de Laval et du Grand Nord

Source : Conseil central du Montréal métropolitain-CSN et Fédération des employées et employés de services publics-CSN
Photographe : Michel Giroux





Transport scolaire : le couteau sous la gorge!

29 avril 2013 – Réunis en assemblée générale ce matin, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Auger–CSN ont adopté leur projet de négociation pour le renouvellement de la convention collective. Toutefois, cette négociation se fait sous la pression des commissions scolaires Lester-B. Pearson et Marguerite-Bourgeoys qui imposent une date butoir, soit respectivement le 27 mai et le 30 mai, pour le renouvellement de la convention, sous peine de céder les routes scolaires à d’autres compagnies de transport.

C’est dire que le temps presse et qu’encore une fois, le droit à la libre négociation de la convention collective est bafoué par l’introduction de la clause 2 dans le contrat qui lie l’employeur avec ces deux commissions scolaires. Qui plus est, celles-ci sont pratiquement les seules au Québec à imposer une telle exigence à des transporteurs scolaires.

Précisons que la convention collective actuellement en vigueur chez Autobus Auger vient à échéance le 30 juin prochain, mais qu’en raison de la clause 2 inscrite au contrat liant Autobus Auger et les deux commissions scolaires, la convention collective doit être négociée et signée à nouveau pour une période identique à la durée des contrats que l'employeur veut obtenir.

L’approche de la date butoir vient mettre de la pression tant sur le syndicat que l’employeur, tout en faussant le jeu de la libre négociation. Deux autres syndicats sont dans la même situation, soit celui des autobus Gérald-Séguin et celui des autobus Transco.

Retrait de la clause 2 : manifestation le 7 mai
La clause 2 prévue aux contrats liant les transporteurs et les commissions scolaires est un véritable traquenard dont il faut se défaire. C’est pourquoi plusieurs syndicats du secteur transport scolaire iront manifester leur colère auprès des deux commissions scolaires, le mardi 7 mai. Il s’agit du maintien des emplois et du droit de négocier librement.

Texte et photos :
Emmanuelle Proulx
Conseil central du Montréal métropolitain–CSN





Manif des employé-es à l’Université Concordia

25 avril 2013 - Manifestation ce midi des employé-es de l’Université Concordia pour dénoncer le manque de volonté de la direction de renouveler leurs conventions collectives. Les membres des trois syndicats affiliés à la CSN, de même que plusieurs autres associations d’employé-es, se sont rassemblés devant l’institution universitaire. Malgré l’exaspération des syndiqué-es devant la lenteur du processus de négociation, on a pu assister à une belle démonstration de solidarité de la communauté universitaire.

Lundi dernier, le syndicat des techniciennes et techniciens a rejeté à 97,4% une offre globale qui prévoyait des hausses salariales nettement en dessous de l’augmentation du coût de la vie. Le syndicat revendique aussi une amélioration à la politique contre le harcèlement, des périodes de congé uniformisées et des avantages sociaux.

« Concordia est toujours capable de trouver de l’argent pour les hausses de salaire généreuses pour les administrateurs, pendant que nous, nous essayons simplement de suivre l’augmentation du coût de la vie, a commenté le président du syndicat des techniciens, Alex Macpherson. Il n’y a aucune raison pour devoir prendre quatre ans avant de régler une convention collective, et ce, compte tenu de nos demandes modestes. » Les hausses de salaire proposées par l’administration totalisent seulement 8,5% sur une durée de contrat de six ans, loin derrière les taux réels et anticipés pour cette période.

Source : CSN





L'urgence nous touche tous, agissons !
Touchez pas aux 28 !

28 mars 2013 – Le Syndicat des professionnels-les en soins infirmiers et cardio-respiratoires de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal (CSN), avec l’appui de la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN et du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, a organisé une manifestation pour dénoncer publiquement la décision de l’employeur d’abolir 28 postes d’infirmières auxiliaires, dont l’ensemble des 22 de l’urgence. Plus de 800 personnes étaient présentes à cette mobilisation.

Le syndicat est déterminé à poursuivre la bataille. Il mène une campagne sur le thème «L’urgence nous touche tous, agissons! Touchez pas aux 28!». Il veut forcer l’employeur à reculer sur sa décision et obtenir la création d’un comité d’organisation du travail pour le service de l’urgence. Le syndicat intensifiera la mobilisation en utilisant tous les moyens à sa disposition pour atteindre son objectif.





Les syndicats de McGill manifestent pour protéger leur liberté d’expression

23 janvier 2013 – Les syndicats de l’Université McGill ont manifesté ce midi, le 23 janvier, afin de célébrer le retrait du Protocole concernant les manifestations, les protestations et les occupations sur les campus de l'Université McGill et de réitérer leur opposition aux tentatives en cours de restreindre la liberté d’expression. La manifestation, qui a réuni une soixantaine de personnes, s’est déroulée devant le Pavillon d’administration James, sur la rue Sherbrooke, à Montréal.
 
En vigueur depuis février 2012, une version provisoire du protocole limite de façon sévère les libertés d’expression, de réunion et d’association sur le campus. À la suite de l’opposition quasi unanime, l’université a décidé, la semaine dernière, de reculer quant à son projet de protocole permanent et elle a promis de nouvelles consultations.
 
« Nous avons une bonne politique, déjà mise en place, qui encadre les manifestations : elle s’appelle la Charte des droits et libertés de la personne du Québec, explique Lilian Radovac, présidente de l’Association des Étudiantes et Étudiants Diplômé-es Employé-es à McGill (AGSEM-AÉÉDEM–CSN). Nous continuerons à combattre tout tentative pour diminuer les droits des travailleuses et travailleurs, des étudiantes et étudiants, et de tous les membres de notre communauté. »
 
Plus de renseignements sont disponibles sur le site  www.protesttheprotocol.com.
 
Source : AGSEM-AÉÉDEM–CSN
Photos : Michel Giroux




Grève chez Mapei à Laval : La CSN dénonce la mauvaise foi de l’employeur

16 janvier 2013 – Aujourd’hui, dans le cadre d’une manifestation tenue devant l’usine de la multinationale Mapei située au 2900, avenue Francis-Hugues à Laval, la CSN a réitéré son appui à la lutte menée par le Syndicat des salariés des produits de céramique et autres–CSN (SSPCA–CSN). En grève depuis le 4 mai dernier, les travailleurs de l’usine de Laval sont sans convention collective depuis le 13 décembre 2011.
 
« Après plus de huit mois de grève, la situation n’a pas du tout évolué. Les représentants de l’employeur demeurent toujours aussi fermés et intransigeants. Le 19 octobre 2012, nous avions rejeté, dans une proportion de 84 %, les dernières offres de la partie patronale. Celles-ci nous imposaient des reculs inacceptables dont l’abolition pure et simple de notre ancienneté. Durant le mois de décembre, trois rencontres de négociation n’ont absolument rien donné. Contre toute logique et surtout, affichant un irrespect et un mépris sans borne, l’employeur a déposé une requête pour forcer la tenue d’un nouveau vote sur des offres similaires déjà rejetées par nos membres. Mapei ne semble pas comprendre que ce type d’actions ne fait que renforcer notre solidarité et notre certitude de la justesse de notre combat légitime pour nous faire respecter », de marteler Éric Caron, président du SSPCA–CSN.
 
Rappelons que le 24 août dernier, 43 travailleurs ont été licenciés. Au même moment, l’employeur laissait entendre qu’il désirait procéder à des investissements de l’ordre de 10 millions $ dans son usine lavalloise, alors que des menaces de fermeture de celle-ci avaient déjà été lancées en pleine table de négociation.
 
« Nous avons déposé une plainte de négociation de mauvaise foi devant la Commission des relations de travail puisque des employeurs comme Mapei, nous en avons souvent croisés. Ceux-ci utilisent une multitude de tactiques antisyndicales, dont l’usure du temps, pour tenter d’affaiblir les syndicats avec lesquels ils sont légalement obligés de composer et surtout, de négocier. En plus de huit mois, Mapei nous a démontré que ses représentants peuvent constamment repousser les limites des manœuvres douteuses qui, au final, prouvent leur mauvaise foi », de déclarer Alain Lampron, président de la FIM–CSN.
 
« Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN réitère son appui indéfectible aux travailleurs du SSPAC–CSN qui mènent une lutte des plus exemplaires. Face à cette multinationale, ceux-ci se tiennent encore fièrement debout et nous, à la CSN, nous nous tenons bien droits, à leurs côtés », de déclarer Gaétan Châteauneuf, président du CCMM–CSN.
 
Fabricant de colles et de produits chimiques pour le bâtiment, Mapei est une multinationale possédant 59 usines de production réparties dans plus de 28 pays.
 
Le SSPCA–CSN regroupe 115 membres. Il est affilié à la Fédération de l'industrie manufacturière qui compte plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN regroupe plus de 94 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de 400 syndicats dans les régions de Montréal, de Laval et du Grand Nord.
 
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s'engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.
 
Source : CSN
Photos : Michèle Delsemme, CCMM-CSN




Un neuvième Couche-Tard syndiqué!

15 janvier 2013 – Les neuf salarié-es du dépanneur Couche-Tard, situé au 8155, rue Notre-Dame Est, à Montréal, joignent la Confédération des syndicats nationaux. Le 12 janvier 2013, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Couche-Tard de Montréal et de Laval-CSN a déposé une requête en accréditation à cet effet auprès de la Commission des relations du travail. Il s'agit d'un établissement ouvert jour et nuit. 

Comme plusieurs de leurs collègues, ces travailleuses et ces travailleurs s'unissent pour faire valoir leurs droits, dans une entreprise où l'arbitraire patronal est total. « Dès maintenant, ces travailleuses et ces travailleurs peuvent compter sur la CSN pour les aider à défendre leurs droits au travail, pour se faire respecter et obtenir des conditions de travail justes et dignes, rappelle le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. C'est un message très fort que sont en train d'envoyer les salarié-es de Couche-Tard à leur employeur. Malgré les campagnes de peur qu'elle mène à leur égard, malgré ses tactiques d'intimidation contre celles et ceux qui exigent le respect de leurs droits, les employé-es refusent de se laisser enfermer dans ce climat de peur et choisissent de plus en plus la voie de la syndicalisation. Couche-Tard devra se rendre à l'évidence : les syndicats CSN sont là pour rester ! » 

Ces nouveaux syndiqués se réuniront prochainement pour désigner un représentant au sein de leur syndicat régional. Ils pourront ensuite débuter leur négociation pour un premier contrat de travail. Les travailleuses et les travailleurs syndiqué-es des Couche-Tard réclament le respect de leurs droits, notamment ceux prévus aux normes du travail. Ils recherchent également des améliorations aux conditions de santé de sécurité au travail, des augmentations de salaire allant jusqu'à 12,80 $ l'heure, pour les préposé-es, ainsi que quatre journées de maladie payées, puisqu'ils n'en ont aucune actuellement.

Tous les employé-es de Couche-Tard qui souhaitent se syndiquer peuvent contacter la CSN de façon confidentielle au : 1 800 947-6177.

À propos
La CSN représente une centaine de travailleuses et de travailleurs de Couche-Tard œuvrant dans des dépanneurs de la Montérégie, du Cœur-du-Québec, des Laurentides et de Montréal. Fondée en 1921, la Confédération regroupe aujourd'hui 300 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d'activité. 

Source : CSN





Collège Regina Assumpta : ça va faire !

4 décembre 2012 – Hier et aujourd'hui, les enseignantes et les enseignants du Collège Regina Assumpta tenaient un piquet d'information devant leur établissement, tôt le matin. Ceux-ci protestaient contre la lenteur des négociations et en avaient particulièrement contre le fait que la direction refuse d'accorder la moindre libération syndicale pour leur permettre d'avancer plus rapidement sur le chemin du renouvellement de leur contrat de travail. La convention collective est échue depuis le 31 août 2011.
Le projet syndical a été déposé voilà près d'un an. Une séance de négociation avait lieu aujourd'hui. Au moment d’écrire ces lignes, nous n’avions toujours pas de nouvelles des pourparlers entre les parties.

Jean-Marie Vézina, CCMM-CSN
Photos : Michel Giroux





130 femmes immigrantes congédiées veulent être réintégrées!

29 novembre 2012 – Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) a organisé, hier midi, le 28 novembre, un rassemblement public devant le siège social du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants de développement (CRDITED) de Montréal pour appuyer 130 travailleuses congédiées illégalement, en avril 2011. Sous le thème Notre réintégration, une obligation!, près de 500 personnes de syndicats en grève ou en lock-out ont participé à cet événement (usine Mapei à Laval, Hôtel Maritime à Montréal, Hôtel des Seigneurs à Saint-Hyacinthe, Acier Leroux à Boucherville). Les 130 travailleuses, pour la plupart des femmes immigrantes, réclament leur pleine réintégration dans les emplois qu'elles ont occupés durant des années, parfois près de 25 ans, auprès de clientèles vulnérables souffrant de déficience intellectuelle.

Intervenantes en milieu de vie ou préposées aux résidents, ces travailleuses expérimentées et sans reproche ont été à l'emploi d'agences privées de main-d'oeuvre mises en place par le CRDI Lisette-Dupras, devenu le CRDITED à la suite d'une fusion d'établissements en 2012. Elles ont toutes été licenciées avant même que la Commission des relations de travail (CRT) n'ait conclu à un stratagème développé par cet établissement public pour se soustraire à ses obligations, dont celle de leur donner des conditions de travail similaires à celles offertes aux salarié-es du centre. Payées 10 $ à 12 $ l'heure lors de leur congédiement, leur rémunération était fixée à moins de 60 % de celle du secteur public pour un travail identique. C'est sans compter l'absence de protection comme la sécurité d'emploi ou encore d'avantages sociaux tels que régime de retraite, assurance collective, jours de maladie payés, congés sociaux, etc.

Pour Reine Desmarais, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CRDITED de Montréal-CSN, qui représente ces femmes, « Il faut que cette saga, qui dure depuis trop longtemps, cesse immédiatement. L'employeur doit trouver les moyens de réintégrer ces femmes. En tardant inutilement le règlement du dossier, très onéreux au plan juridique, il leur envoie ainsi qu'à la population le message que ces femmes sont des moins que rien que l'on peut balayer du revers de la main. »
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CRDITED de Montréal-CSN compte plus de 1200 membres.

Photos : Guylaine Alix, CCMM-CSN





Conflit de travail à l’usine de Laval : Mapei, un employeur responsable ?

23 novembre 2012 – Les membres du Syndicat des salariés des produits de céramique et autres-CSN (SSPCA-CSN) désirent répondre à un communiqué de presse émis par l'employeur cette semaine. Les travailleurs de l'usine de Laval sont en grève depuis le 4 mai dernier et demeurent sans convention collective depuis le 13 décembre 2011.

« Après un peu moins de sept mois de grève, l'employeur a le culot de nous demander de faire preuve de pragmatisme dans une tentative médiatique honteuse visant à nous faire porter l'odieux et les racines de ce conflit. Or, tous les travailleurs de l'usine connaissent bien les tactiques de l'employeur lavallois. Il se présente en employeur responsable qui dit avoir à cœur l'avenir de son usine à Laval. Après nous avoir menacés de lock-out dès le début de la négociation, pour ensuite laisser planer des investissements de 10 millions $, puis avoir procédé à la mise à pied de 43 travailleurs, il a également laissé entendre, à la table de négociation, que la multinationale italienne pourrait carrément fermer leur usine. Devant de telles tentatives de manipulations, nous sommes en droit de nous demander si ce communiqué n'est tout simplement pas qu'une autre mauvaise farce de la part d'une direction qui ne sait pas trop où elle s'en va », de marteler Éric Caron, président du SSPCA-CSN.

« Nous faisons face à un employeur intransigeant qui a laissé volontairement traîner la négociation jusqu'au conflit. Depuis le début, il tente d'avoir les travailleurs à l'usure pour casser le syndicat. Il faudra bien qu'il comprenne qu'en jetant ainsi de l'huile sur le feu, il ne fait que solidifier les liens qui unissent les syndiqués, de préciser Alain Lampron, président de la FIM-CSN. Nous trouvons risible que l'employeur ait recours à des termes comme violence, harcèlement et intimidation quand celui-ci méprise ses travailleurs et leur fait vivre une constante insécurité financière qui implique leur famille, leur avenir et, surtout, leur emploi. Depuis plus de six mois, Mapei a dépensé plusieurs centaines de milliers de dollars en services de sécurité et en frais juridiques, autant d'argent qu'il aurait pu investir dans de bonnes conditions de travail qui lui garantiraient une certaine paix industrielle. Au lieu de travailler en ce sens, il a galvanisé la solidarité des travailleurs en les confrontant constamment et en rejetant sans cesse les voies de la raison.

Contrairement à ce que Mapei avance dans son récent communiqué, à chaque offre patronale déposée, les membres ont été consultés en assemblée générale. Elles ont toutes été rejetées dans des proportions fortement majoritaires. Contrairement à ce que la direction déclare, nous avons encore les documents qui prouvent clairement qu'une de ces offres imposait des reculs totalement inacceptables et abolissait tout simplement l'ancienneté des travailleurs », de conclure monsieur Lampron.

Fabricant de colles et de produits chimiques pour le bâtiment, Mapei est une multinationale possédant 59 usines de production réparties dans plus de 28 pays. Pour lire le communiqué émis cette semaine par l'employeur, suivez ce lien : www.newswire.ca/en/story/1073799/mapei-un-employeur-responsable

Le SSPCA-CSN regroupe 115 membres. Il est affilié à la Fédération de l'industrie manufacturière qui compte plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. La CSN est composée de près de 2000 syndicats qui regroupent plus de 300 000 travailleuses et travailleurs.

Source : Fédération de l'industrie manufacturière-CSN





 

Les négociations salariales débutent dans trois casinos québécois

12 novembre 2012 – Les syndicats CSN représentant plus de 2000 salarié-es des casinos de Montréal, de Charlevoix ainsi que du Lac-Leamy et de l'hôtel Hilton, en Outaouais débutent aujourd'hui leurs négociations salariales de façon coordonnée. Dans chacun de ces trois casinos, les syndicats défendront quelques grandes revendications ciblées, notamment la protection du pouvoir d'achat des salarié-es. Ce matin, ils ont déposé à leur employeur une plate-forme commune de négociation adoptée à l'unanimité dans les assemblées générales tenues les 5 et 7 novembre.

Valoriser les emplois
Plusieurs propositions syndicales visent à rendre les emplois plus attractifs et à inciter le personnel à y faire carrière ce qui permettra aux casinos de pouvoir continuer de compter sur une main-d'œuvre stable et qualifiée. « La force des casinos c'est le personnel. Cette négociation coordonnée est l'occasion à saisir pour nous assurer que le personnel aura le goût de poursuivre leur carrière dans des conditions satisfaisantes », estime le vice-président de la Fédération des employé-es de services publics (FEESP-CSN), au sein de laquelle les syndicats se concertent, Yvon Godin. « Les restructurations à Montréal et au Lac-Leamy sont un passage difficile, ponctué de pertes d'emploi et d'insécurité pour le personnel. Les travailleuses et les travailleurs ont fait leur bout de chemin dans ces importants bouleversements, il est normal qu'ils s'attendent à recevoir leur juste part des 250 millions de profits que les casinos ont généré au cours de la dernière année. »

Au niveau salarial, les syndicats visent des augmentations de 3 % par année pour un contrat de cinq ans. Cela permettra d'assurer que les salaires demeurent concurrentiels. Rappelons que la moyenne des augmentations salariales versées l'an dernier au Québec a été de 2,6 % par année. Les prévisions pour 2013 de l'Ordre des conseillers en ressources humaines se chiffrent à 2,9 %.

Les syndicats veulent également plus d'équité entre les travailleuses et les travailleurs des trois casinos quant aux primes. Puisqu'elles servent à compenser des inconvénients subis par les salarié-es, les syndicats sont d'avis que les primes devraient être offertes à tous les salarié-es qui vivent un tel inconvénient, peu importe quel casino les emploie ou s'ils sont des travailleurs à pourboire.

Assurances et retraite
Les salarié-es des casinos entendent également se mobiliser pour bonifier la part de l'employeur aux coûts du régime d'assurances. Leur objectif est de diminuer de 10 % le coût pour les employé-es. Les syndiqué-es veulent également poursuivre la construction de leur régime de retraite en bonifiant la rente versée au moment du départ à la retraite. Leur objectif est de la faire passer de 1,3 % à 1,5 % du salaire pour chaque année cotisée.

Les syndicats veulent de plus introduire une journée mobile de congé payée. Ils n'en ont aucune actuellement. Enfin, les syndicats entendent resserrer les clauses des conventions collectives pour protéger l'emploi de leurs membres contre la sous-traitance.

Les syndicats CSN représentent plus de 2000 employé-es des casinos de Montréal, Charlevoix et Gatineau. Ils sont affiliés à la Fédération des employé-es de services publics (FEESP-CSN) qui regroupe 55 000 travailleuses et travailleurs de différents services publics et parapublics. La Confédération des syndicats nationaux, ce sont 300 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d'activité.

Sources :
Fédération des employées et employés de services publics–CSN
Conseil central du Montréal métropolitain–CSN





Conflit de travail à l’usine de Laval : La CSN manifeste chez Mapei

31 octobre 2012 – Aujourd’hui, lors d’une manifestation devant l’usine de la multinationale Mapei située au 2900, avenue Francis-Hugues à Laval, des membres de la CSN et de ses constituantes sont venus appuyer la lutte du Syndicat des salariés des produits de céramique et autres–CSN (SSPCA–CSN). En grève depuis le 4 mai dernier, les travailleurs de l’usine de Laval sont sans convention collective depuis le 13 décembre 2011. Plusieurs personnes s’étaient vêtues de costumes d’Halloween, pour illustrer l’horreur de l’attitude patronale depuis plusieurs mois.

« À la suite de près de six mois de grève, nous faisons toujours face à un employeur intransigeant qui a laissé traîner le conflit et utilisé diverses tactiques pour littéralement casser notre syndicat. Récemment, nous avons rejeté, dans une proportion de 84 %, les dernières offres de la partie patronale. Il faut préciser que celles-ci nous imposaient des reculs totalement inacceptables, notamment l’abolition pure et simple de notre ancienneté, et que malgré les menaces de fermeture de l’usine énoncées à la table de négociation, notre solidarité demeure toujours aussi forte », de préciser Yannick Cloutier, trésorier du SSPCA–CSN.

Rappelons que le 24 août dernier, 43 travailleurs ont été licenciés au même moment où l’employeur laissait entendre qu’il désirait procéder à des investissements de l’ordre de 10 millions $ dans son usine lavalloise.

« Nous avons souvent fait face à des employeurs qui combinent diverses tactiques antisyndicales pour tenter de se débarrasser des syndicats avec lesquels ils doivent obligatoirement négocier. En moins de six mois, Mapei aura utilisé presque toutes les stratégies patronales pour arriver à ses fins. Les travailleurs du SSPAC–CSN mènent actuellement une lutte exemplaire du simple fait qu’ils se tiennent encore fièrement debout et nous, à la CSN, nous allons continuer à être solidaires, à leurs côtés, jusqu’au bout », de déclarer conjointement Jean Lacharité, vice-président de la CSN et Alain Lampron, président de la FIM–CSN

Fabriquant de colles et de produits chimiques pour le bâtiment, Mapei est une multinationale possédant 59 usines de production réparties dans plus de 28 pays.

Le SSPCA–CSN regroupe 115 membres. Il est affilié à la Fédération de l'industrie manufacturière qui compte plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. La CSN est composée de près de 2000 syndicats qui regroupent plus de 300 000 travailleuses et travailleurs.

Source : Confédération des syndicats nationaux





Autobus scolaire Duplessis : manif devant la Commission scolaire de Laval

27 septembre 2012 – Réunis en assemblée générale hier soir, une soixantaine de membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des autobus Duplessis-CSN (STTAD-CSN) ont rejeté les offres patronales dans une proportion de 92 %. Ils ont également décidé à l'unanimité d'entreprendre une tournée des députés de Laval afin de leur parler de leurs conditions de travail, de réclamer le comité d'évaluation de leur emploi attendu depuis près d'un an, de dénoncer le manque de transparence de la Commission scolaire de Laval (CSDL) et de manifester ce matin devant les bureaux de cette dernière.

Rappelons que l'employeur refuse toujours de dévoiler les éléments du contrat le liant à la commission scolaire et que celle-ci a rejeté une demande syndicale en ce sens en vertu de la Loi sur l'accès à l'information. La cause devait être entendue hier, mais a été remise au 7 novembre. « En conformité avec la position de l'employeur, qui refuse de nous donner accès au contrat que le lie à la CSDL, cette dernière utilise des fonds publics en retenant les services d'un avocat pour empêcher le syndicat d'avoir légitimement accès à des documents publics. Ironiquement, la remise d'hier, qui nous prive de l'information à laquelle nous avons droit, arrive en pleine semaine du droit à l'information », de dénoncer Micheline Bastien, présidente du syndicat.

« Comme bien des membres du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics-CSN (FEESP-CSN), les travailleuses et les travailleurs ici présents se sont syndiqués afin d'obtenir de meilleures conditions de travail. Or, pour y arriver, nous avons toujours demandé accès à ces contrats. Ceux-ci nous permettent de vérifier les allégations des employeurs relativement à leur situation financière, en plus de pouvoir exposer le sous-financement chronique du secteur au sein duquel nous travaillons », de préciser Jacques Forgues, président du STS.

« Ce matin, nous sommes venus appuyer les membres du STTAD-CSN qui ont décidé de manifester leur colère devant les bureaux de la CSDL. Nous savons très bien que leurs demandes salariales sont légitimes et c'est en ce sens que nous poursuivons notre lutte pour obtenir le comité qui procédera à l'évaluation de l'emploi de conductrice et de conducteur de transport scolaire », de conclure Yvon Godin, vice-président de la FEESP-CSN.

Rappelons également que le syndicat représentant le groupe de travailleurs est accrédité depuis avril 2011. Le 18 septembre dernier, le syndicat a reçu le mandat de mettre en œuvre tous les moyens de pression nécessaires, y compris la grève à exercer au moment jugé opportun, pour arriver à conclure une première convention collective avec leur employeur. Les syndiqués desservent le territoire de la Commission scolaire de Laval et transportent environ 4000 élèves chaque jour. Advenant une grève, le syndicat s'engage à avertir les parents au moins 72 heures à l'avance.

Le STTAD-CSN regroupe 80 salarié-es membres de la Fédération des employées et employés de services publics-CSN, qui compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.
 
Source : Confédération des syndicats nationaux (CSN)

 





Manifestation ce midi à l’hôtel Hilton–Bonaventure

30 août 2012 – Quelques centaines de salarié-es de l'hôtellerie en négociations coordonnées ont occupé bruyamment aujourd'hui le hall de l'hôtel Hilton de la Place-Bonaventure. Ils réclament une accélération des négociations qui permettra d'en arriver à un règlement satisfaisant, tant au Hilton que dans les quelque 32 autres hôtels québécois toujours en négociation.Les syndicats CSN ont annoncé, hier, que ceux qui détiennent un mandat de grève effectueront un débrayage massif, le 9 septembre, à moins bien entendu qu'ils obtiennent une entente satisfaisante d'ici là. De nombreuses actions de mobilisation comme celle d'aujourd'hui sont à prévoir au cours des prochains jours. À Montréal, la plupart des conventions collectives sont échues depuis deux mois.

Conflits de travail
Rappelons que des conflits de travail sévissent toujours à Montréal, soit à l'hôtel Regency Hyatt, depuis le 25 juillet dernier, ainsi qu'au Holiday Inn Select Sinomonde, en lock-out depuis le 5 août, à l'hôtel Espresso, qui a déclenché un lock-out le 16 août, ainsi qu'à l'hôtel Maritime où un lock-out a été décrété ce matin. En négociation, les représentants des salarié-es de 35 hôtels recherchent des gains semblables à ceux obtenus par les salarié-es de l'hôtel Château Cartier de Gatineau ainsi que ceux du Quality de Sherbrooke en ce qui a trait aux demandes communes des salarié-es de l'hôtellerie en négociations coordonnées, partout au Québec. Ils réclament une meilleure protection des emplois, la protection de leur pouvoir d'achat ainsi qu'une bonification de la participation de leurs employeurs aux régimes de retraite. La présente ronde de négociations coordonnées regroupe 35 syndicats représentant 5500 travailleuses et travailleurs du secteur de l'hôtellerie dans les régions du Grand Montréal, de Québec, de l'Estrie, de la Montérégie et de l'Outaouais. Fondée en 1921, la CSN rassemble 300 000 membres, et ce, tant dans les secteurs public que privé.

Source : Service des communications CSN





Grève générale illimitée chez Mapei : barbecue familial et visite de représentants de l'employeur

14 juin 2012 – Le mercredi 13 juin, les membres du Syndicat des salariés des produits de céramique et autres-CSN (SSPCA-CSN) ont organisé un barbecue devant l'usine de Mapei, pour ensuite se rendre manifester devant les demeures des représentants de l'employeur. Accompagnés de leurs familles, les grévistes désiraient souligner le fait que les conflits de travail ont toujours des répercussions importantes sur leurs proches. Sans convention collective depuis le 13 décembre 2011, les 115 travailleuses et les travailleurs de Mapei ont déclenché la grève le 4 mai dernier.

Rappelons que depuis le mois de novembre dernier, une vingtaine de rencontres de négociation avaient permis aux parties de s'entendre sur la majorité des clauses non pécuniaires. Au début du mois de mai, le dépôt patronal des offres relatives aux clauses pécuniaires a littéralement bloqué la négociation. L'employeur considère que les pertes liées aux moyens de pression devraient être soustraites des salaires, une « proposition » rejetée à 98 % par les membres du SSPCA. Aucune rencontre de négociation n'a eu lieu depuis le 22 mai.

« Pour nous, le respect se situe toujours au centre de ce conflit. À la table de négociation, nous avons toujours été de bonne foi. Depuis le début du conflit, qui aurait pu être évité par l'employeur, celui-ci dépense une fortune pour limiter le piquetage devant l'usine, ce qui a nécessité deux jours d'auditions devant la Cour supérieure et tous les frais qui en découlent. La décision est venue confirmer notre droit d'expression sur le terrain. Aujourd'hui marque le 40e jour du conflit. Nous n'osons même pas imaginer la hauteur de la somme que Mapei a dépensée pour poster la quinzaine d'agents de sécurité en permanence, face à son usine. À titre d'exemple, à 15 $ l'heure, ce qui est nettement sous-évalué pour de tels services, ce montant totaliserait environ 216 000 $ avant taxes. Au lieu de lancer son argent par les fenêtres, l'employeur devrait revenir à la table de négociation et déposer des offres salariales décentes et respectueuses de celles et de ceux qui rendent cette entreprise profitable », de préciser Éric Caron, président du SSPCA-CSN.

Source : Fédération de l'industrie manufacturière-CSN
Martin Petit, Service des communications de la CSN
Téléphone : 514 894-1326
martin.petit@csn.qc.ca





Grève générale illimitée à l'usine Mapei : une question de respect!


23 mai 2012 – Les membres du Syndicat des salariés des produits de céramique et autres-CSN (SSPCA-CSN) sont en grève générale illimitée depuis le 4 mai dernier. La bataille menée par le syndicat est celle du respect : respect de la convention collective, respect de la légitimité du syndicat, respect des conditions de travail, respect du processus de négociation. En fait, l’employeur s’attaque littéralement au syndicat et cherche à le « casser ». Depuis plus d’un an, la direction a multiplié les accros à la convention collective, ce qui a forcé le syndicat à déposer moult griefs.
 
Des minutes précieuses
Récemment, l’employeur a décidé unilatéralement de supprimer trois minutes du temps de pause ainsi que trois minutes du temps de repas, et ce, malgré le fait que ces temps de pause et de repas étaient octroyés depuis plus de 20 ans. Il faut préciser que ce temps était requis pour le lavage des mains, nécessaire pour une cinquantaine de personnes.
 
Dans un contexte difficile, une période de médiation a toute de même été entreprise entre le syndicat et la direction afin de rétablir un climat de travail sain et régler les griefs, mais en vain. La direction est demeuré fermée à tout réglement permettant d'assainir les relations de travail.
 
Renouvellement de la convention
Le manque de respect de l'employeur de même que la lenteur des négociations sont au cœur de ce conflit. La convention collective est échue depuis le 13 décembre 2011, et depuis le mois de novembre dernier, une vingtaine de rencontres de négociation ont permis aux parties de s'entendre sur la majorité des clauses non pécuniaires. Or, le 4 mai, lors d’une session de négociation, l'employeur devait déposer des offres salariales. Cependant, à la suite de la mise en œuvre de moyens de pression légitimes adoptés par l'ensemble des membres du syndicat, l'employeur a signifié qu'il avait plutôt l'intention de soustraire des offres salariales les pertes liées à ces actions. Finalemant, lors de cette séance, la direction n'a pas voulu déposer son offre salariale, qu'elle jugeait conditionnelle à la fin des moyens de pression entrepris en cours de journée. Depuis, la direction a déposé une offre finale, refusée à 98% par les membres, ceux-ci la qualifiant de totalement inacceptable.
 
Lors d'une séance de négociation tenue le 22 mai, le syndicat a tenté de régler le conflit en faisant une contre-proposition à la haute direction, présente lors de cette rencontre. Mais une fois de plus, le syndicat s'est buté à un mur, la partie patronale ne faisant preuve d'aucune ouverture. 

Le SSPCA regroupe 115 membres de la Fédération de l'industrie manufacturière (FIM-CSN). L'usine Mapei est située à Laval.  La FIM-CSN compte plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. 
 
Emmanuelle Proulx
Conseillère syndicale à l'information
514 598-2012

 

Piquetage devant le bureau de circonscription de la ministre Beauchamp pour l'obtention du comité d'évaluation du poste de conductrice et de conducteur d'autobus scolaire

 

7 mai 2012 – Depuis jeudi dernier, des membres du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics-CSN (FEESP–CSN) font du piquetage devant le bureau de circonscription de la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), madame Line Beauchamp.

Cette mobilisation vise à inciter la ministre à mettre en place, le plus rapidement possible, un comité de travail ayant pour mandat de réaliser un exercice complet d'évaluation du poste de conductrice et de conducteur de transport scolaire sur la base d'emplois comparables. La création de ce comité constitue une des recommandations du Comité mixte sur le transport scolaire, qui a déposé son rapport à la ministre le 16 janvier dernier.

Depuis près de quatre mois, les membres du STS ont organisé de multiples actions. Le temps qui passe chaque jour soulève la colère au sein des conductrices et des conducteurs d'autobus scolaire. Soutenus par le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM-CSN), le STS est déterminé à poursuivre ses actions tant et aussi longtemps que cette revendication sera ignorée.

Le CCMM-CSN rassemble tous les membres de la CSN de la région de Montréal, de Laval et du Grand Nord, soit plus de 92 000 travailleuses et travailleurs œuvrant dans tous les secteurs d'activité, répartis dans quelque 400 syndicats. Le Secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics - CSN regroupe environ 3000 travailleuses et travailleurs.

Source : Conseil central du Montréal métropolitain - CSN et Fédération des employées et employés de services publics - CSN

Renseignements: Martin Petit, Service des communications de la CSN
Cellulaire : 514 894-1326; bureau : 514 598-2112
martin.petit@csn.qc.ca

 

 

 

La CSN demandera des mesures immédiates d'attraction et de rétention lors d'une manifestation devant le bureau montréalais du ministre de la Santé et des Services sociaux

15 mars 2012 - À la veille d'énormes investissements publics et privés prévus dans le Plan Nord, le gouvernement Charest est déjà en train de rater un facteur clé à la réussite de ce vaste projet industriel : l'attraction et la rétention des techniciennes, des techniciens et des professionnel-les du réseau des services sociaux dans le Grand Nord québécois. Et ce, malgré le fait qu'il a déjà consenti une somme importante à cette fin lors de la dernière négociation du secteur public.
C'est le message que la CSN livrera, aujourd'hui à midi, lors d'une manifestation devant le bureau montréalais du ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc,
au 2021, rue Union.
« De Kuujjuaq à Puvirnituq en passant par Chisasibi, plus de 30% des postes de travailleurs sociaux, d'éducateurs, d'agents de relations humaines et de technologues médicaux sont vacants », déplore Laurier Goulet, vice-président, responsable du secteur des techniciennes, des techniciens et des professionnel-les de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).
« L'infrastructure sociale du Grand Nord est au bord de la crise à la veille d'une expansion importante des services requis par le développement du Plan Nord. »
Depuis près de 12 ans, la FSSS-CSN revendique des mesures d'attraction et de rétention pour les techniciens et professionnels qui œuvrent dans les secteurs de la baie d'Ungava (Kuujjuaq), de la baie d'Hudson (Puvirnituq) et de la Baie James (Chisasibi). La fédération demande la parité avec les infirmières qui reçoivent une prime variant entre 14 000 $ et
17 000 $ par année pour compenser les difficultés rencontrées.
Le gouvernement du Québec a convenu d'un budget global de 25 millions de dollars sur quatre ans pour corriger cette situation lors de la dernière négociation du secteur public. Cependant, malgré plusieurs rencontres avec le comité patronal depuis mai 2011 pour convenir de l'utilisation de cette somme, il n'y a toujours pas d'entente.
« Notre patience a ses limites, s'est exclamé Laurier Goulet. Il est grandement temps de régler la prime d'attraction et de rétention avant que les services offerts à une population vulnérable se fragilisent davantage. »
La main-d'œuvre qualifiée est indispensable pour assurer aux populations cris et inuites la même qualité de services qu'ailleurs au Québec. Encore aujourd'hui, cette main-d'œuvre provient en très grande partie des autres régions de la province.
Ça prend beaucoup de volonté et de détermination pour accepter d'aller travailler dans des régions aussi éloignées que celles situées dans le Grand Nord québécois, a ajouté Laurier Goulet.
« Les difficultés d'adaptation sont importantes, notamment en ce qui concerne l'isolement, l'éloignement, le logement et le coût de la vie. L'engagement et le dévouement de nos membres envers la population du Grand Nord méritent avant tout le respect et la reconnaissance du gouvernement du Québec et du ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc. »
 
Source : Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN)

 

Les CPE au Québec : en grève bientôt

22 novembre 2011 – Les éducatrices des CPE des régions de Montréal et Laval ont érigé des piquets de grève symboliques ce matin afin de démontrer leur exaspération devant la lenteur des négociations régionales et nationales. Les travailleuses de plus d’une centaine de centres à la petite enfance ont fait du piquetage devant leur établissement de 7h et 9h30 et ont distribué une lettre aux parents afin de les informer de leur situation. L’objectif de ce moyen de pression : envoyer un message clair aux employeurs afin que le rythme des négociations s’accentue.

Devant l’impasse qui caractérise les négociations, les déléguées de l’ensemble des CPE du Québec ont décidé, lors de leur instance la semaine dernière, d’enclencher les moyens de pression, qui incluent une banque de cinq jours de grève. Ce matin, les moyens de pression ont été entrepris à Montréal et à Laval, mais le 30 novembre prochain, c’est l’ensemble des éducatrices du Québec membres de syndicats CSN qui débraieront de façon symbolique. Si ces actions n’arrivent pas à convaincre les employeurs de la détermination des travailleuses, la grève sera déclenchée dans la semaine du 5 décembre.

Il faut préciser que les négociations s’effectuent à deux paliers : au niveau national, on traite  notamment des questions relatives aux salaires, aux avantages sociaux, à l’assurance collective, au régime de retraite et à la place des éducatrices sur les conseils d’administration. À cette table de négociation siègent le comité de négociation nationale de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS –CSN), des représentants du ministère de la Famille et des Aînés et l’Association québécoise des CPE (AQCPE), un regroupement provincial d’employeurs. 

Au niveau régional à Montréal et à Laval, on retrouve l’Association patronale des CPE (APCPE), qui représente plus de 50 centres de la petite enfance, 24 CPE non membres de l’APCPE et une table de quatre CPE qui négocient localement le renouvellement de la convention sur les sujets locaux, notamment la gestion participative et le rôle de l’équipe de travail, les clauses normatives et les horaires de travail.

Aux deux paliers de négociation, les pourparlers avancent à pas de tortue. Les éducatrices souhaitent un règlement de leur convention pour Noël et sont prêtes à mettre en application leur mandat de cinq jours de grève s’il le faut. 

Sans convention collective depuis le 31 mars 2010, les négociations ont été amorcées le 15 mars 2011.

Le Syndicat des travailleuses (eurs) des CPE de Montréal et Laval (STCPEML–CSN) est le syndicat régional le plus important dans le secteur des centres de la petite enfance (CPE) au Québec. Il représente 2200 travailleuses et travailleurs provenant de 115 CPE à Montréal et Laval. Il est affilié à la FSSS–CSN. 

 

Emmanuelle Proulx
Conseillère syndicale à l’information
514 598-2012

Un cimetière, coin D’Iberville – Jean-Talon

Les salarié-es de Couche-Tard lancent un dernier au revoir à leur clientèle

31 octobre 2011 - Ce lundi soir, le dépanneur situé au coin des rues D'Iberville et Jean-Talon est transformé en cimetière par les salarié-es de Couche-Tard de Montréal, congédiés pour s'être syndiqués. Ils profitent de l'Halloween pour saluer leurs clients une dernière fois. 

 L'idée vient des employé-es, qui avaient l'habitude d'offrir des bonbons - à leurs frais - aux enfants du quartier. « Nous tenions à dire au revoir à nos clients de la bonne manière. Pouvoir leur dire que nous nous sommes syndiqué-es pour changer nos conditions de travail tout en gardant le meilleur, soit ce contact quotidien avec eux que nous apprécions » explique le président du syndicat, Luis Donis. Ces derniers jours, les employé-es ont livré des milliers d'invitations aux résidants des alentours.

Les ex-employés ont pris possession du terrain vers 16 h. Ils y ont installé une fresque de 30 pieds de long sur la devanture du magasin. Ils y resteront jusqu'à environ 20 h 30. Dans un tract distribué aux visiteurs, les salarié-es invitent les clients à se plaindre de la fermeture sauvage de leur dépanneur auprès du service à la clientèle de l'entreprise au : 1 888 999 9301.

« L'Halloween, c'est l'occasion de montrer le côté vampire de Couche-Tard. Une entreprise qui s'est nourrie du travail de ses 5000 salarié-es québécois pour bâtir un empire engendrant aujourd'hui des bénéfices annuels de 370 millions net, après impôts. Elle refuse de leur renvoyer quoi que ce soit en retour et elle se fout de sa clientèle aussi », souligne le vice-président de la CSN, Jean Lacharité qui note que l'entreprise n'a pas daigné faire quoi que ce soit pour remercier ses fidèles clients des dépanneurs qu'elle a sauvagement fermés.

Pour sa part, le vice-président de la Fédération du commerce, David Bergeron-Cyr croit qu'il est grand temps que Couche-Tard se réveille et revienne dans le monde des vivants. « Pour Couche-Tard, on dirait que c'est du " zombies-ness as usual ". Ils n'ont pas encore compris que les gens se syndiquent parce que c'est leur droit d'améliorer leur sort. Il faut croire que ces dirigeants ne vivent pas dans notre monde, sinon comment pourraient-ils rester impassibles devant des salarié-es qui réclament un milieu de travail plus sécuritaire et quelques journées de maladie ? » 

Dépanneur maudit

Le dépanneur, situé au coin des rues D'Iberville et Jean-Talon, est un endroit maudit depuis le15 septembre, date à laquelle Couche-Tard l'a fermé sauvagement ne laissant que deux minutes aux salarié-es pour quitter l'établissement, sans autre préavis. Les salarié-es de Couche-Tard et la CSN entendent hanter l'entreprise tant qu'elle ne modifiera pas ses pratiques et qu'elle n'acceptera pas de reconnaître le droit fondamental de ses salarié-es de se syndiquer et de négocier leurs conditions de travail.

Les salarié-es de deux dépanneurs Couche-Tard situés en Montérégie négocient actuellement une première convention collective. Il s'agit des dépanneurs de Saint-Liboire, situé à la sortie 145 de l'autoroute 20, et de Longueuil, arrondissement Saint-Hubert, sis au 1400 boul. Édouard. Parmi leurs revendications, notons :

• quatre journées de maladie ;
• un bouton de panique en cas de vol à main armée ;
• un suivi psychologique pour les victimes d'agression armée ;
• des règles objectives pour les octrois de poste et les choix d'horaire et de vacances ;
• le respect des normes du travail et des lois sur la santé et la sécurité ;
• une échelle salariale menant à un taux horaire d'environ 12,50 $ l'heure, pour les préposé-es.

 

Tous les salarié-es de Couche-Tard ont le droit de se syndiquer. Pour ce faire, ils peuvent appeler, en toute confidentialité, au : 1 800 947-6177.

Les salarié-es syndiqués de Couche-Tard sont affiliés à la Fédération du commerce de la CSN. Celle-ci est l'une des huit fédérations composant la Confédération des syndicats nationaux. La CSN représente 300 000 travailleuses et travailleurs au Québec, dans tous les secteurs d'activité.

  

Renseignements: Jean-Pierre Larche, Communications CSN (514) 605-0757





Fin du conflit du casse-croûte privé au CHU Sainte-Justine

Les syndiqué-es CSN satisfaits

30 septembre 2011 - Déclenchée le 6 septembre 2011, la grève des 35 salarié-es du casse-croûte privé au CHU Sainte-Justine, géré par le Groupe Compass, aura porté ses fruits. Tous les reculs patronaux inacceptables exigés au départ par la multinationale ont été évités. Et les travailleuses et les travailleurs obtiennent des augmentations de salaires satisfaisantes. En assemblée générale, le vendredi 23 septembre, ils ont entériné à l'unanimité l'entente de principe intervenue plus tôt cette semaine.

D'une durée de quatre ans, la convention collective prévoit des augmentations de 2 % pour les années 2010 et 2011 et de 2,5 % pour 2012 et 2013. Par ailleurs, le syndicat a su faire barrage à la volonté patronale de faire reculer les conditions de travail, notamment en ce qui a trait aux définitions de postes, aux journées de maladie, au coût des repas pour les employé-es et à la clause d'indexation des salaires.

Pour le président du Syndicat national des employé-es du CHU Sainte-Justine, Gilles Charrois, qui représente également quelque 1950 employé-es du secteur public dans l'hôpital, plusieurs facteurs expliquent le succès de cette négociation. « D'abord, le travail effectué au quotidien par ces salarié-es est nécessaire et précieux. Tout le monde était bien conscient que le conflit devait trouver une issue. Je dois saluer la détermination de ces 35 salarié-es pour qui il n'a jamais été question de plier l'échine. Je remercie aussi tous les 4000 employé-es de l'hôpital pour leur solidarité durant ce conflit. Pour la plupart, les patients de l'hôpital et leurs familles se sont montrés compréhensifs. Enfin, le soutien de la FSSS, du conseil central et de la CSN, et de leurs conseillers syndicaux, qui en ont vu d'autres, a aussi été déterminant. »

Travail décent
Ces travailleuses et travailleurs, syndiqués depuis plus de 40 ans, pourront donc continuer de miser sur une des meilleures conventions collectives du secteur de la restauration privée dans les établissements publics. En effet, malheureusement, dans bien des établissements, les conditions de travail dans ce type de casse-croûte, gérés par des multinationales, sont déplorables.

« À l'approche de la Journée mondiale d'action pour le travail décent, le 7 octobre, il faut souligner la détermination de celles et ceux qui décident de se tenir debout, même lorsqu'ils forment un tout petit groupe face à une multinationale, pour défendre un principe fondamental comme le droit à des conditions de travail décentes. C'est dans cet esprit d'ailleurs que nous avons pris part, la semaine dernière, à une manifestation d'appui aux travailleuses et aux travailleurs de Couche-Tard. Nous avons le devoir de nous serrer les coudes pour défendre la justice et l'équité », d'expliquer le président du syndicat, Gilles Charrois, qui souligne que tout a été mis en œuvre durant le conflit pour minimiser les impacts négatifs pour les enfants hospitalisés dans l'établissement et leur famille.

Les salarié-es sont de retour au travail depuis samedi matin, 24 septembre. La nouvelle convention collective doit être signée le 14 octobre.

Les salarié-es du casse-croûte forment une section au sein du Syndicat national des employé-es du CHU Sainte-Justine. Le syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain ainsi qu'à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Quelque 300 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d'activité sont membres de syndicats affiliés à la CSN.

Jean-Pierre Larche , Information-CSN (514) 605-0757





Coach Canada

Entente de principe ratifiée à 86 %

Les travailleurs de Coach Canada, à Montréal, ont ratifié dans une proportion de 86 % l'entente de principe intervenue le 2 septembre. Le vote secret, qui avait débuté en matinée, a pris fin hier soir.
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