À l’offensive pour défendre nos droits!
27/04/2026
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Il est bon de se rappeler périodiquement certaines évidences. Par exemple, le fait que les droits dont nous bénéficions, notamment sociaux, politiques et économiques, ne nous ont pas été donnés sur un plateau d’argent par les détenteurs et détentrices du pouvoir, mais qu’au contraire, ils ont été arrachés de haute lutte ! Ceci veut aussi dire qu’on pourrait vouloir nous les enlever… et c’est précisément ce qui se passe par les temps qui courent.

Nous vivons actuellement une attaque inédite à ces droits. Les projets de lois mis de l’avant par le gouvernement de la CAQ (PL 1, 3, 5, 7, 9, 11, 13, etc.) ainsi que la montée de l’extrême-droite et du fascisme posent des menaces à plusieurs niveaux : droits du travail, liberté d’association, liberté d’expression et de conscience, droit à l’environnement, droit de manifester, droit de contester les décisions gouvernementales devant les tribunaux, tous sont sous les feux d’un gouvernement autoritaire et centralisateur.

Les attaques contre les syndicats représentent seulement une partie de l’offensive caquiste contre les droits sociaux et politiques de la population. Dans les faits, c’est toute la société civile qui est visée par ce gouvernement qui veut imposer sa volonté sans avoir à écouter la population et sans que celle-ci ait de véritables recours pour défendre ses droits. C’est ce que les caquistes appellent la « souveraineté parlementaire », un concept qui leur permettra de soustraire les décisions du gouvernement à la critique. Autrement dit, lorsque les droits humains représenteront des obstacles aux projets du parti au pouvoir, on les tassera et on n’en tiendra plus compte. Toute une démocratie !

L’objectif de la CAQ : affaiblir le pouvoir du peuple

Quand on les considère dans leur ensemble, on ne peut trouver d’autres objectifs aux projets de lois de la CAQ que l’affaiblissement du peuple. C’est ce qu’on veut dire lorsqu’on dit que la CAQ est un parti autoritaire et paternaliste : il prétend imposer sa volonté coûte que coûte, et pense pouvoir déterminer ce qui est dans l’intérêt de la population sans la consulter. En bon gouvernement de patrons, les caquistes veulent pouvoir diriger la société comme ils dirigeaient leur entreprise : en donnant des ordres et en disciplinant celles et ceux qui ne sont pas d’accord. Une telle manière de fonctionner ne pourrait être plus contraire à ce qu’exigerait une véritable démocratie.

Que font les partis d’opposition pendant ce temps-là ? Pas grand-chose. À son honneur, Québec solidaire conteste les projets de loi de la CAQ en commission parlementaire, mais, en l’absence d’une perspective de victoire aux prochaines élections, ces interventions ont un caractère essentiellement symbolique. Les autres partis ne disent à peu près rien, ou rien de clair, à propos des projets de lois déposés par le gouvernement. On peut penser qu’ils seront très heureux de bénéficier des coups bas de la CAQ et de l’affaiblissement des droits démocratiques de la population.

Faire front pour protéger la démocratie et nos droits

Dans ces circonstances, nous n’avons pas d’autre choix que de ne compter que sur nos propres moyens. Les syndicats, les groupes communautaires, les organisations de la société civile et leurs allié-es doivent unir leurs forces et Faire front pour protéger notre démocratie et nos droits. C’est pour cette raison que le CCMM–CSN a adopté un plan d’action prévoyant une escalade des moyens de pression vers la grève sociale afin de faire tomber les projets de loi autoritaires, liberticides et antisyndicaux de la CAQ. C’est notre responsabilité de protéger nos acquis historiques, et nous n’y parviendrons qu’en étant uni-es et solidaires.

Nous invitons tous les groupes et toutes les personnes que la situation actuelle inquiète à joindre le mouvement de contestation. Ensemble, nous allons montrer au prochain gouvernement, quel qu’il soit, que la société civile n’acceptera pas d’être dépouillée de ses droits et que nous demeurerons mobilisés pour les défendre.

Relevons nos manches et serrons-nous les coudes, c’est maintenant que nous devons nous mettre en action, toutes et tous ensemble.

Solidarité !

Bertrand Guibord, président, CCMM–CSN